Urbanisme et travaux > Travaux d'assainissement  

Pas de lingettes dans les toilettes !

 

Pas de lingettes dans les toilettes ! Il faut les mettre à la poubelle. Pourquoi ? Parce que les lingettes sont très résistantes : elles bloquent les grilles, les pompes… et peuvent ainsi boucher une partie du réseau d'assainissement. 1'40 pour tout comprendre… avec humour !

Cliquez ici : Film d'animation réalisé par le Grand Lyon.


Les travaux d'assainissement collectif

Vers la réhabilitation de la station d'épuration et des réseaux ...

Depuis 1981, le traitement des effluents du réseau collectif est assuré par une station de type « boues activées à aération prolongée. » Bien qu’il ne présente pas de dysfonctionnements dans le traitement des eaux usées, cet équipement, vieux de 30 ans, est vétuste.

 
Le bon fonctionnement ne dépend pas de la seule station. Il dépend surtout de ce qu’elle traite. Ainsi, l’excès d’eaux pluviales parasites lui est néfaste. Les anciens quartiers ont des réseaux de type unitaire dans lesquels sont rassemblées les eaux vannes (égouts) et pluviales. A l’occasion des réfections de voirie (chaussée), nous recrééons de nouveaux réseaux, en créant un réseau de type séparatif (une canalisation spécifiques eaux vannes / une canalisation spécifique eaux pluviales) pour que seules les eaux vannes dirigées vers la station soient traitées.  
 
Le vaste et onéreux chantier, que les communes de Lavans-les-Saint-Claude et Pratz ont lancé ensemble, vise à travailler sur une meilleure gestion des effluents tout au long de leur parcours, et le remplacement de la station.
 
 La mission de maîtrise d'œuvre confiée à IRH Conseil consiste à déterminer la solution la plus avantageuse sur les plans économique et environnementaux, et la plus durable, pour la collecte et le traitement des eaux usées des territoires des deux communes qui ont la particularité d’être sur le même versant.
 
Le scénario étudié porte sur la construction d’une nouvelle station d’épuration aux abords immédiats de la station existante. La future installation traitera l’équivalent des eaux usées des deux communes à échéance 2035, et pour une population de 3 500 équivalents habitants.
 
La future station d’épuration rassemblera une succession de dispositifs, empruntés successivement par les eaux usées. Chaque dispositif est conçu pour extraire, au fur et à mesure, les différents polluants contenus dans les eaux.
 
En tête de la future station, les dispositifs de prétraitement ont pour but d’éliminer les éléments solides ou particulaires les plus grossiers, susceptibles de gêner les traitements ultérieurs ou d’endommager les équipements : déchets volumineux (dégrillage), sables (dessablage) et corps gras (dégraissage – déshuilage).
Les sables et graisses seront stockés sur place avant d’être pompés et convoyés par camion vers des unités de traitement aptes à traiter ou recycler ces produits.
Les déchets dégrillés seront quant à eux incinérés ou envoyés en centre d’enfouissement technique.
 
Suit ensuite le traitement biologique qui est indispensable pour extraire des eaux usées les polluants dissous, essentiellement les matières organiques (carbone, azote principalement).
 
Le traitement biologique utilise l’action de micro-organismes capables d’absorber ces matières carbonées et azotées.
 
La sélection naturelle des espèces et leur concentration dans un bassin permet d’accélérer et de contrôler un phénomène qui se produit communément en milieu naturel.
Dans le cas des eaux usées urbaines, on favorise le développement de bactéries aérobies, c’est-à-dire, qui utilisent l’oxygène pour se développer.
 
Le traitement des eaux usées en station d'épuration produit une eau épurée, rejetée dans le milieu naturel au niveau de la Bienne, en contre-bas de la station, et un concentrat désigné sous le terme de "boues".
 
Les eaux traitées ainsi rejetées participeront à restaurer les fonctionnalités des cours d’eau (la Bienne), milieux associés et zones humides (habitats), atteindre une bonne qualité écologique des cours d’eau et des milieux associés, atteindre une bonne qualité des eaux souterraines et valoriser le patrimoine écologique, paysager, historique et touristique de la région.
 
Le traitement des eaux usées en station d'épuration produit également un concentrat désigné sous le terme de "boues". Ces boues seront concentrées puis stockées et pourront ensuite être valorisées en agriculture comme engrais naturels dans le cadre d’un plan d’épandage ou de compostage.
 

Les caractéristiques de l'opération :  

 
 

Les études géotechniques et relevés topographiques, les diagnostics amiante et génie civil ainsi que les études de maîtrise d’œuvre réalisés en 2012 ont permis de dresser de manière exhaustive les problématiques techniques, financières et temporelles liés au système d’assainissement collectif des deux communes.

 Le programme des travaux proposé par IRH Ingénieur Conseil (Dole), maître d’œuvre, et approuvé par les conseils municipaux va porter sur :

- la construction d’une nouvelle station de traitement,

- la mise en séparatif du collecteur de Champandré,

- la reprise du réseau et des branchements de Fourger,

- la rénovation de la conduite de transfert de Bellevue à la Sarre,

- la construction de bassins d’orages souterrains sous la rue des Viaducs,

- et la réalisation d’un réservoir aérien à Pratz avec plantation de roseaux. 

La nouvelle station de traitement, d’une capacité de 3 500 équivalents habitants, sera implantée sur le site existant de Lizon, en bordure de la Bienne. Les boues issues de la filière biologique seront réparties sur des lits de séchage d’une surface totale de 1 800 m² et d’une capacité de stockage de 5 à 8 ans. Les graisses, huiles et sables seront séparés des effluents et évacués séparément. La particularité du traitement des boues réside dans l’utilisation du rhizocompostage : les boues sont stabilisées, les coûts d’exploitation sont faibles, les volumes à évacuer sont moindres comparés aux autres procédés. 

Le calendrier de réalisation des travaux est prévu comme suit :

- réseaux et bassins de pollution de mars à septembre 2013,

- station de traitement de mars 2013 à mars 2014. 

Les chantiers d’aménagement ont été confiés aux entreprises :  

- MSE (Drôme) avec pour sous-traitant Félix BARONI (Chassal) pour le lot n° 1 : station d’épuration. Le montant global de ce lot  est de 1 970 300 € H.T.,

- GOYARD (Chaux-des-Prés) pour le lot n° 2 : réseaux, déversoirs d’orage et bassins. Le montant de ce deuxième lot s’élevant à 573 890 € H.T. 

Au niveau du plan de financement, les dépenses d’ingénierie et de travaux sont de 2 706 000 € HT. En recettes, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et le Conseil Général du Jura devraient accorder des subventions à hauteur de 50 à 60 %, l’autre partie restant à la charge des communes de Lavans-lès-Saint-Claude et Pratz.

 Avec le soutien financier de :

 

 

Aricia - Le spécialiste internet du Jura

site créé avec Agestis , système de gestion de contenu