Eco-quartier > Vivre ici, ensemble et autrement  

Une journée d’un habitant du Crêt du Bief

Vivre ici, ensemble et autrement ...

 
Ce matin, il fait beau. Ici, le soleil se lève tôt. Il faut dire que l’exposition plein-est de ce quartier, en coteau, est exceptionnelle.
 
A travers la large baie qui donne sur le jardin, je constate que, face à moi, la Haute Chaîne du Jura n’est plus couverte de neige.
 
Le quartier commence à s’éveiller. Mes voisins proches partent au travail. Les garages collectifs, construits en bois, et couverts de toitures herbées, sont en haut de la ruelle, en tête d’îlot. D’ici, je n’entends pas les moteurs et les claquements de portières.
 
La pelouse, côté sud, et l’herbe qui pousse sur l’axe médian de la venelle côté nord, en lui donnant un faux-air de chemin rural, ne sont pas gelées. L’emplacement des maisons a été minutieusement étudié pour optimiser l’exposition solaire.
 
Petit déjeuner avalé, je suis bien décidé à profiter du printemps. Je descends la ruelle, construite de maisons en bois, résolument contemporaines, aérées par des ouvertures généreuses, et dont la continuité est rompue par des plantes grimpantes : rosiers, bignones et autres chèvrefeuilles …
 
Le petit belvédère, au bas de la rue, domine un superbe parc, lieu de rencontre des résidents, et plus généralement, des habitants de la commune qui ont pris l’habitude de s’y retrouver. Le city stade, aménagé par la commune, n’est encore pas, à cette heure matinale, disputé par les enfants. Les jeux de boules sont eux aussi, encore désertés. Il en sera autrement dans l’après-midi quand les enseignants de l’école toute proche y auront conduit les élèves, et que les retraités auront ouvert les paris.
 
Après avoir profité du paysage assis sur un banc ombragé par un lilas en fleurs, je longe les bassins alimentés par les eaux pluviales. Quelques canards s’y ébrouent, et jouent derrière les premiers bouquets de joncs et les jeunes pousses d’iris.
 
Pas besoin de prendre la voiture pour acheter le journal du matin. Le centre commercial, construit en bois, est tout proche. Un supermarché et une pharmacie sont les premiers commerces à s’y être installés.
 
Je croise les enfants du quartier qui partent pour l’école. Le pôle enfance est à cinq minutes du quartier. Il regroupe, sur un même site, plusieurs bâtiments posés dans un espace naturel privilégié : la crèche, le centre de loisirs, les quatre classes de l’école maternelle, et les sept classes de l’école élémentaire. Les plus grands, pour se rendre au collège, emprunteront, à pied ou à vélo, la voie douce qui traverse l’agglomération selon un axe sud / nord, en évitant la route départementale. En l’empruntant, ils passent devant la maison de retraire qui jouxte la maison de l’enfance. Les espaces publics y ont été aménagés pour être des lieux d’échange intergénérationnel.
 
Je regagne ma maison. Après avoir arraché quelques mauvaises herbes dans mon jardin privatif en façade sud de celle-ci, à l’abri des regards, je décide, pour entretenir ma forme, de m’entraîner au parcours de santé, aménagé dans le prolongement du quartier. Après avoir « vaincu » tous les agrès, je cours, jusqu’au site pittoresque de la Roche de Lezan, magnifiques étendues de pelouses sèches classées Natura 2000. Je salue le berger qui surveille le troupeau de cinq cents moutons installé ici grâce au soutien du Parc Naturel Régional du Haut-Jura.
 
Il est 13 heures quand je suis de retour au quartier. Un groupe de résidants m’interpelle. Ils ont décidé d’organiser, spontanément, un repas barbecue sur l’espace de convivialité central. Chacun est invité à y participer. J’avoue avoir une petite réserve, non encore habitué à une telle vie sociale. Dans le lotissement où je résidais précédemment, la devise était plutôt « chacun chez soi ». Ici, la vie s’organise différemment. J’ai découvert, en venant habiter ce nouveau quartier, une autre manière de vivre : vivre autrement, avec les autres, de tous âges et de tous univers.
 
A l’extérieur, j’ai encore du mal à transmettre mon enthousiasme et convaincre mes amis : comment faire comprendre que, dans un quartier où la densification est encouragée, et où les maisons sont toutes mitoyennes ou groupées, chacun peut à la fois profiter côté rue d’une vraie vie de village, côté « cour » bénéficier d’espaces privatifs très intimistes, et avoir à quelques pas de magnifiques espaces naturels, ou publics aménagés.
 
J’ai découvert, en venant habiter ici une autre manière de vivre, avec les autres, près de la nature, et en la respectant.

Ce quartier à haute qualité de vie ajoutée, c’est aujourd’hui une réalité à Lavans-lès-Saint-Claude. Il m’appartient maintenant, comme chaque habitant, de le promouvoir, d’en être l’ambassadeur … pour que de telles réalisations essaiment …

Aricia - Le spécialiste internet du Jura

site créé avec Agestis , système de gestion de contenu